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Zombie Aporia pourrait ressembler à un concert de rock : sur scène, un trio enchaîne les séquences dansées et chantées, courtes comme les titres d’un album, avec l’énergie désordonnée de fans en délire ou d’une chorale déjantée. Jouant des possibilités offertes par ce contexte, les trois danseurs explorent les relations ambivalentes qui lient le corps et la voix, la danse et la musique, le geste et le langage.
Zombie : mort-vivant. Aporia : contradiction logique. À la frontière entre réel et fiction, cette pièce contemporaine nous montre que nos gestes, nos actes et nos paroles sont liés, sans pour autant savoir qui donne l’impulsion à l’autre et dans quel ordre ils se doivent d’être exécutés. Qui de tous ces sens sera capable de provoquer la danse ?
Dans ce spectacle, Daniel Linehan s’entoure de Thibault Lac et de Salka Ardal Rosengren. Les trois danseurs enchaînent, dans un décor minimaliste, huit courtes pièces hybrides pendant lesquelles ils dansent, chantent les compositions du chorégraphe, reproduisent les mouvements diffusés sur un écran, explorent et effacent les frontières entre possibilités vocales et corporelles.
« Zombie Aporia » est la troisième création de ce jeune chorégraphe de 29 ans diplômé de la prestigieuse école Performing Arts Research and Training et dont on n’a pas fini d’entendre parler. L’Américain établi à Bruxelles est une véritable révélation pour les programmateurs des salles et festivals de danse les plus réputés.
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