Une gueule, une dégaine, un charisme au capital sympathie immédiat, une voix grave et magnétique, instantanément identifiable, la chevelure ébouriffée : c’est Sam Sauvage. Le morceau ultra dansant « Les gens qui dansent (j’adore) » a suffi à en faire un phénomène. Imparable performeur sur scène, sa gestuelle dégingandée façon Talking Heads dévoile déjà une personnalité forte et attachante. Le jeune garçon de vingt-cinq ans appartient à cette génération instinctive qui ne réfrène pas ses élans. Cet auteur-compositeur autodidacte a branché pour la première fois une guitare à l’adolescence à la suite de la découverte d’un live de Bob Dylan. Il est frappé par sa prestance, écoute en boucle Mr.Tambourine Man et se met à l’harmonica. Depuis c’est l’ascension fulgurante. Mêlant avec aisance chanson, pop, électro et rock wavy, il développe une poésie brute et sensible, portée par un sens mélodique singulier. Ce solitaire curieux, aventurier de la ville, de ses noctambules et fraichement nominé aux Victoires de la Musique (catégorie Révélation Masculine) donnera un live plein de panache et forgé pour le dancefloor sur la scène B, vendredi soir.

