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Danse - performance /
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Belgique
THE DOG DAYS ARE OVER 2.0
samedi 23 mai et dimanche 24 mai 2026 /
16h
Grand Théâtre
THE DOG DAYS ARE OVER 2.0
Une production de Jan Martens / GRIP
« Ouvrez tous vos pores à ce joyau. Et surtout, n’oubliez pas de respirer » écrivait le quotidien belge Nieuwsblad en 2014 à propos de THE DOG DAYS ARE OVER. Les critiques de l’époque n’ont pas menti : cette production a été la véritable percée du chorégraphe belge Jan Martens, avec une tournée internationale de plus de 100 représentations.
Le photographe américain Philippe Halsman a dit : « Quand on demande à quelqu’un de sauter, son attention se dirige surtout sur l’action du saut et le masque tombe, ainsi apparaît la véritable personne. » Avec THE DOG DAYS ARE OVER, Jan Martens a pris cette citation comme point de départ et, par le biais du saut, a révélé les personnes derrière les danseur·euse·s. THE DOG DAYS ARE OVER est une œuvre dans laquelle l’interprète a un caractère purement exécutif, qui s’efforce d’atteindre la perfection. Soumis à une chorégraphie complexe, mathématique, dynamique, et épuisante, interprétée quasi entièrement à l’unisson, les danseur·euse·s finiront par se tromper. C’est à ce moment-là que « le masque tombe ».
En 2025, Jan Martens et GRIP recréent ce spectacle avec une nouvelle équipe. Au cours des dernières années, plusieurs académies de danse ont repris ce matériel chorégraphique : pour de grands groupes, des amateur·ice·s ou des professionnel·le·s, l’œuvre continue de captiver l’imagination grâce à son défi physique et son ingéniosité chorégraphique. THE DOG DAYS ARE OVER est devenu un favori du public et un repère parmi les spectacles axés sur l’épuisement et la répétitivité.
Grâce à sa forme chorégraphique radicale, THE DOG DAYS ARE OVER a interpelé le public sur sa perception des danseur·euse·s, des chorégraphes, de lui-même et de la politique culturelle. Dix ans plus tard, ces questions sont toujours d’actualité en raison des tendances politiques et sociales actuelles : Où se situe la frontière entre l’Art et le divertissement ? Qui sommes-nous en tant que spectateur·ice·s lorsque nous envisageons la souffrance des danseur·euse·s au théâtre comme une corrida dans une arène ? La danse contemporaine est-elle un strip-tease pour l’élite ? La performance incite le spectateur·ice à changer de position : il passe de la simple soumission à l’expérience jusqu’à une réflexion active sur celle-ci.
THE DOG DAYS ARE OVER a été sélectionné par le Festival de théâtre en Belgique comme l’un des spectacles les plus importants de 2014. Le jury a alors écrit : « Le spectacle possède la concentration d’un voyage à couper le souffle, y compris une dramaturgie intelligente et une conception fantastique de l’éclairage. »